Sa parfaite maniabilité, son gameplay riche et son ambiance singulière font de Satellit+ l’un des jeux phares de la console.
À l’origine, le jeu est développé par Ed Averett en 1981 pour les consoles Odyssey et Videopac sous les titres Les satellites attaquent en France et UFO aux USA.

Pour les consoles Videopac+, une version améliorée proposant un décor d’astéroïde dans le fond de l’écran est produite ; cette variante est renommée Satellit+ sur Jopac.
En réalité, Satellit+, ou plutôt l’originel Les Satellites Attaquent, est un clone d’Asteroids, jeu d’arcade de 1979 signé Atari. Dans ce hit de l’âge d’or du jeu vidéo, le joueur contrôle un vaisseau qui, dans un champ d’astéroïdes, doit éviter les obstacles. De temps en temps, une soucoupe volante fait son apparition. Le jeu devient de plus en plus difficile dans le sens où les astéroïdes gagnent en vitesse une fois détruits. On constate plusieurs différences avec la version Jopac comme la possibilité, dans l’original, de quitter l’écran à droite pour faire réapparaître son vaisseau à gauche. Par ailleurs, tirer sur un astéroïde le divise en deux nouveaux rochers de plus petites trailles. Enfin, le vaisseau dispose d’une inertie absente de la version Jopac.

Dans Satellit+, le joueur doit protéger la terre d’une invasion d’OVNI de trois types différents. L’ennemi de base est représenté par un simple X. Il se déplace de manière aléatoire ; le détruire rapporte 1 point. Le second ennemi, représenté par un astérisque et résultant de la collision de deux ennemis de base, tend à se diriger vers le vaisseau du joueur. En venir à bout rapporte 3 points. L’ennemi le plus dangereux est une soucoupe volante. Celle-ci traverse l’écran à grande vitesse et apparaît sans prévenir. Par ailleurs, elle envoi des rayons mortels difficiles à éviter. La détruire rapporte 10 points.
Satellit+ dispose d’une originalité de taille en la présence d’un bouclier qui permet au vaisseau d’encaisser un choc ennemi. En fin de compte, il s’agit aussi, pour le joueur, d’un moyen supplémentaire lui permettant de détruire les objets qui l’entourent. Néanmoins, la soucoupe volante et son missile peuvent transpercer le bouclier et signer l’arrêt de la partie.

Bien sûr, il est préférable d’économiser son boucler car une fois détruit, il met quelques secondes à se reformer. Et pendant ce temps, le vaisseau est vulnérable…
Autre originalité, il est possible de détruire plusieurs ennemis en même temps. En effet, si vous détruisez un vaisseau hostile alors qu’un autre est proche de lui, une réaction en chaine se produit et vous pouvez alors faire d’une pierre deux coups, voire mieux encore si d’autres ennemis se trouvent dans les parages.
Le bouton action permet également de détruire vos opposants à distance. Sur le bouclier, une petite bille indique la direction du tir. La bille tourne en même temps que vous faites bouger votre vaisseau, mais pas à la même vitesse. Cela peut paraître compliqué à gérer mais très vite, bien orienté, diriger son tir correctement devient intuitif et apporte un intérêt supplémentaire par rapport à des jeux qui se contentent de proposer un tir frontal.

Même si la console est limitée dans le domaine sonore, force est de constater que le jeu dispose d’effets qui lui confèrent une certaine atmosphère. L’austérité qui se dégage lorsque l’on joue n’a d’égale que le silence pesant que l’on doit ressentir dans l’immensité silencieuse de l’Espace.
Ce n’est que lorsque votre vaisseau est touché et que sa destruction est inévitable en changeant de couleurs pour simuler un crash que des bruitages sonores retentissent, soulignant la gravité du moment…
Le joueur ne dispose que d’une seule vie, comme dans la plupart des jeux Odyssey. Mais ce n’est pas grave car la partie suivante commence immédiatement. Le plaisir de rejouer bien présent ne s’étiole jamais.
NB :
Il est préférable de rester au centre de l’écran. En effet, il faut éviter les bords afin de ne pas être surpris par la fameuse soucoupe volante qui arrive sans prévenir pour lancer sans aucune pitié son rayon indestructible.
Comme la soucoupe ne peut tirer que diagonalement, il convient de se placer à la verticale ou à l’horizontal vis-à-vis d’elle.
Ne détruisez pas systématiquement les vaisseaux ennemis ; ils peuvent servir de couverture pour se protéger des rayons de la soucoupe volante.
